Tosca - Puccini


Opéras de Giacomo Puccini
  • Le Villi (1884)
  • Edgar (1889)
  • Manon Lescaut (1893)
  • La Bohème (1896)
  • Tosca (1900)
  • Madama Butterfly (1904)
  • La fanciulla del West (1910)
  • La rondine (1917)
  • Il trittico: Il Tabarro (1918)
  • Il trittico: Suor Angelica (1918)
  • Il trittico: Gianni Schicchi (1918)
  • Turandot (1926)
v · d · m

Tosca est un opéra en trois actes de Giacomo Puccini, sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, d'après la pièce de Victorien Sardou. Il fut créé le 14 janvier1900 au Teatro Costanzi de Rome.

Argument 

L'action se déroule à Rome en juin 1800.

Acte I 

3 accords violents joués tutta forza évoquant la forte personnalité vindicative de Scarpia introduisent l'oeuvre. Le rideau s'ouvre sur l'église Sant'Andrea della Valle. Le peintre Mario Cavaradossi achève son portrait de Marie-Madeleine, auquel il a donné les traits d'une jeune femme venue longuement prier, récemment.Arrive Cesare Angelotti, ancien Consul de la République de Rome, venant de s'échapper du château Saint-Ange où il avait été fait prisonnier politique. Cavaradossi lui promet de l'aider à s'enfuir, mais ils sont interrompus par l'arrivée de Tosca et, avant d'être aperçu, Angelotti se cache dans la chapelle familiale.

L'affiche originale réalisée par Adolfo Hohenstein
L'affiche originale réalisée par Adolfo Hohenstein

Tosca, maitresse du peintre et célèbre cantatrice, est une femme extrêmement jalouse. Elle est persuadée que Cavaradossi parlait avec une autre femme à l'instant. Alors que son amant parvient à la calmer et accepte le rendez-vous proposé pour le soir, Tosca découvre le tableau de la Madone et, reconnaissant les traits de la jeune femme prise pour modèle - nommée l'Attaventi - elle laisse une fois de plus éclater sa jalousie. Cavaradossi parvient à nouveau à dissiper ses doutes, et lui promet de remplacer la couleur bleue des yeux du portrait par du noir.

Après le départ de Tosca, Cavaradossi rejoint Angelotti, qui lui apprend que sa sœur, se révélant être l'Attaventi, a caché des habits de femme dans la chapelle afin que son frère puisse s'en vêtir pour s'échapper plus discrètement. Le peintre lui propose de se cacher chez lui, dans un puits aménagé. Un coup de canon tiré depuis le château Saint-Ange signale que l'évasion a été découverte. Les deux hommes quittent rapidement l'église.

Le baron Scarpia, chef de la police, arrive dans l'église. Lorsqu'il découvre la porte ouverte de la chapelle Attaventi, le panier de victuailles vide que Cavaradossi ne souhaitait pourtant pas entamer - comme le rapporte le sacristain -, le portrait de l'Attaventi et un éventail à ses armes, Scarpia conclut rapidement à la complicité du peintre dans la fuite de son prisonnier.

C'est à ce moment que Tosca fait irruption, revenue pour dire à son amant qu'elle ne pourra pas se rendre à leur rendez-vous du soir, devant chanter à la place. Scarpia, se servant de l'éventail, va exciter la jalousie de Tosca en sous-entendant certaines relations entre l'Attaventi et Cavaradossi. La cantatrice, furieuse, se jette dans le filet tendu par le chef de la police en se rendant immédiatement à la villa du peintre afin d'y surprendre les prétendus amants, sans se douter que Scarpia la ferait suivre par ses sbires pour découvrir où se cache Angelotti.

L'acte s'achève par un Te Deum où Scarpia exprime sa volonté de soumettre Tosca à ses désirs en se servant de sa jalousie.

Acte II 

Scarpia dîne, seul, dans ses appartements au Palais Farnese, là où Tosca doit chanter. Il rédige un mot à la cantatrice l'invitant à le rejoindre après ses chants. Arrive alors Spoletta, l'un des sbires de Scarpia, qui lui annonce que la poursuite de Tosca n'a pas permis de découvrir Angelotti, mais toutefois l'arrestation de Cavaradossi a eu lieu. Suite aux questions répétées de Scarpia, le peintre nie toujours farouchement avoir aidé le prisonnier à fuir.

A l'arrivée de Tosca, son amant lui fait discrètement savoir que révéler ce qu'elle avait vu à la villa revenait à le condamner à mort. Scarpia fait poursuivre l'interrogatoire de Cavaradossi dans la pièce contigüe et se consacre à celui de Tosca. Devant son refus du moindre aveu, il lui fait savoir que son amant est en ce moment-même torturé, et que ses souffrances cesseront uniquement si elle se décide à parler. Les cris du peintre finiront par faire céder Tosca qui révèle à Scarpia la cachette d'Angelotti.

Cavaradossi est amené auprès de Tosca et la repousse quand il apprend qu'elle a parlé. Il laisse cependant ensuite éclater sa joie lorsqu'un agent de Scarpia rapporte que Napoléon a gagné la bataille de Marengo. Cela provoque la fureur du chef de la police qui le condamne à mort.

Devant les supplications de Tosca, il lui propose de libérer son amant si elle se livre à lui pour une nuit. Tosca supplie de ne pas exiger d'elle ce sacrifice. A ce moment-là revient Spoletta, qui annonce qu'Angelotti s'est suicidé après avoir été découvert. Il s'enquiert de la marche à suivre pour le prisonnier Cavaradossi, et Scarpia se tourne vers Tosca pour lui laisser le choix de l'ultimatum.

Celle-ci finit par accepter son marché. Ne pouvant annuler ouvertement la sentence, il organisera un simulacre d'exécution du peintre avec des balles à blanc. Cependant Tosca exige un sauf-conduit pour elle et son amant, qui leur permettra de quitter Rome en toute sécurité. Mais dès que le chef de la police a achevé son mot et avance vers elle pour recevoir son dû, elle le tue d'un coup de poignard en pleine poitrine : Questo è il bacio di Tosca (C'est là le baiser de Tosca). Elle s'éclipse ensuite, non sans avoir récupéré le laissez-passer salvateur des mains du mort.

Acte III 

Terrasse du château Saint-Ange, petit matin. On entend au loin le chant d'un jeune berger. Cavaradossi est amené sur les remparts, et demande à écrire un dernier mot à sa bien-aimée. Il songe à son bonheur passé auprès d'elle, empli de désespoir.

Tosca survient, et l'informe des derniers événements : le chantage de Scarpia, le marché qu'elle a obtenu de lui, le laissez-passer rédigé de ses mains, et le fait qu'elle ait fini par le tuer plutôt que de se donner à lui. Soulagé et bouleversé, Cavaradossi loue son courage. Tosca lui explique le rôle qu'il doit jouer durant le simulacre d'exécution, se laisser tomber comme un mort de manière crédible lorsqu'il entendra les détonations à blanc des fusils.

Le peloton d'exécution arrive sur les lieux, le couple se sépare, la fusillade retentit et Cavaradossi s'effondre. Tosca admire la crédibilité de la chute de son amant. Après le départ des soldats, la cantatrice s'approche de lui et l'exhorte à se relever. Horrifié, elle découvre la perfidie diabolique de Scarpia, car les fusils avaient en fait tiré avec des balles réelles. Entre temps, le meurtre de ce dernier a été découvert, et les sbires du chef de la police se précipitent sur la terrasse pour arrêter Tosca. Emportée par le désespoir, elle se suicide en se jetant du haut d'une tour.

Arias célèbres 

  • Vissi d'arte, Vissi d'amore(J'ai vécu d'art, j'ai vécu d'amour) : Acte II, prononcé par Tosca après que l'infâme Scarpia lui ait proposé son horrible marché.
  • E lucevan le stelle ed olezzava la terra (Quand les étoiles brillaient et la terre embaumait) : Acte III, Cavaradossi avant son exécution évoque le souvenir de Tosca.

Distribution 



Première, 14 janvier, 1900
(Leopoldo Mugnone)
Floria Tosca, célèbre cantatrice soprano Hariclea Darclée
Mario Cavaradossi, peintre ténor Emilio de Marchi
Le baron Scarpia, chef de la police baryton Eugenio Giraldoni
Cesare Angelotti, prisonnier politique basse Ruggero Galli
Spoletta, policier ténor Ettore Borelli
Sciarrone, gendarme basse Enrico Giordano
un sacristain basse Aristide Parassani
un geôlier basse
un berger contralto Angelo Righi
Soldats, agents de police, nobles, villageois, artisans

Enregistrements de référence 

  • EMI Records, 1953, sous la direction de Victor de Sabata avec Maria Callas (Floria Tosca), Giuseppe Di Stefano (Mario Cavaradossi), Tito Gobbi(Scarpia), Franco Calabrese (Cesare Angelotti), Angelo Mercuriali (Spoletta), Melchiorre Luise (le sacristain), Dario Caselli (le geôlier), Alvaro Cordova (le berger).
  • Decca, 1978, sous la direction de Nicola Rescigno avec Mirella Freni, Luciano Pavarotti, et Sherrill Milnes.
  • Deutsche Grammophon, 1979, sous la direction de Herbert von Karajan avec Katia Ricciarelli, José Carreras et Ruggero Raimondi.
  • Decca, 1962, remasterisé (son excellent), Wiener Philharmoniker sous la direction de Herbert von Karajan avec Leontyne Price, Giuseppe Di Stefano et Giuseppe Taddei
  • L'opéra existe également sous la forme d'un film réalisé par Benoit Jacquot, le film est intéressant car le réalisateur a mélangé le film avec quelques prises de vue de l'enregistrement audio réalisé en play-back: il réunit une excellente distribution: Angela Gheorghiu (Tosca), Roberto AlagnaRuggero Raimondi (Scarpia). Choeur et Orchestre de Covent Garden placés sous la direction très vigoureuse d'Antonio Pappano. (Cavaradossi),

Réalisation: Benoit Jacquot, 2001.

 

 


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